La dépendance

Fumer provoque des sensations qui entrainent rapidement le fumeur vers la dépendance. Cette dépendance peut s'installer très rapidement au bout de quelques semaines, voire beaucoup moins pour certaines personnes. 

Pourquoi est-il si difficile d’arrêter de fumer ?

La cigarette est une source de nombreux plaisirs et les fumeurs peuvent en devenir dépendants. Il existe en effet deux types de dépendance au tabac :

  • La dépendance physique
La nicotine est une puissante drogue qui agit sur le cerveau (substance psychotrope).
Chaque personne, qui fume régulièrement, s’habitue progressivement à une dose individuelle de nicotine dans son organisme. En dessous de ce seuil de nicotinémie (dose dans le sang), variable d’un individu à l’autre, les effets de manque (mal-être, irritabilité, anxiété, insomnies, etc.) apparaissent et le besoin de fumer devient irrépressible. C’est une dépendance pharmacologique ou chimique.
 
  • La dépendance gestuelle et psychologique
Le geste de fumer devient une habitude qui est inconsciemment associée, au fil des mois et des années, à des situations de vie positives (succès, réussite, événements agréables, réunions entre amis, bon repas, etc.) et/ou négatives (stress, contrariété, émotions, angoisse, solitude, ennui, etc.).
Le rituel de la cigarette est, au delà de la dépendance à la nicotine, devient une habitude dont il n'est pas simple de se détacher.
Les sensations de satisfaction ressenties alors en fumant produisent et entretiennent cette dépendance que l’on nomme aussi comportementale.
Elle est sous le contrôle de la volonté.
Il est fondamental de pouvoir repérer les situations dans lesquelles on a recours au tabac pour les gérer pendant la période de sevrage.
 

Comment savoir si l’on est dépendant physiquement à la nicotine ?

Le test de Fagerström, validé par l’ensemble des experts internationaux, permet de faire le point sur sa dépendance physique en six questions portant sur la quantité de cigarettes que l’on fume, le laps de temps qui s’écoule entre le réveil et la première cigarette, la difficulté que l’on a à s’abstenir de fumer lorsqu’on est malade ou dans les zones non-fumeurs.

Testez votre dépendance à la nicotine:

À quels signes reconnaît-on que l’on est en manque de nicotine ?

Il existe différentes manifestations caractéristiques du syndrome de manque ; elles ne se présentent pas forcément toutes à la fois et sont le plus souvent dissociées dans le temps. Les symptômes de manque les plus fréquemment cités par les fumeurs sont :

-  Des pulsions fortes à fumer ;
-  De l’irritabilité, de la nervosité, de l’agitation, de l’anxiété ;
-  Des perturbations du sommeil ;
-  Une humeur dépressive ;
-  Des troubles de la concentration, de même qu’une augmentation de l’appétit ou une constipation.

Tous ces troubles sont les principales causes des difficultés et des échecs à court terme ; ils sont essentiellement liés au manque de nicotine et peuvent être considérablement améliorés par une prise en charge adaptée

Diminuer le nombre de cigarettes fumées n’est pas une solution, car des expériences ont montré que, par un phénomène inconscient, le fumeur va chercher à absorber sa dose habituelle de nicotine. Il aura donc tendance, s’il diminue le nombre de cigarettes fumées par jour, à tirer plus sur celles-ci, à inspirer plus profondément et à laisser un mégot plus petit. Il en sera de même si le fumeur passe à des cigarettes light ou à plus faible teneur en nicotine. Par conséquent, même si c’est dur, mieux vaut affronter le problème de face plutôt que de se voiler la face…